BAQÂ’ ce qui demeure après la brûlure
Comment une femme raconte-t-elle la violence qu’elle a traversée, lorsque son nom, son visage, sa foi — tout en elle — précède sa propre parole ?
Présenté le cadre du festival CRUSH ⎯ Coups de cœur de la création en Fédération Wallonie-Bruxelles
Elle parle. Mais déjà, sa voix glisse ailleurs. Elle est reprise, déplacée, chargée de ce qu’elle n’a pas dit. On la regarde avant de l’entendre. On la situe avant de l’écouter. Son histoire intime devient un terrain disputé.
Dehors, ses mots peuvent être saisis, durcis, brandis contre les siens. Dedans, ils peuvent fissurer, déranger, inquiéter — comme si dire la douleur revenait à exposer ce qui devrait rester tu. Entre ces deux espaces, sa parole vacille.
Où déposer ce qui brûle ?
À qui confier ce qui n’appartient qu’à elle ?
Alors elle cherche un lieu.
Un lieu où la parole ne soit ni capturée, ni jugée, ni récupérée.
Un lieu où elle puisse se tenir, entière.
Raconter cette histoire, c’est faire du théâtre un espace de reconquête. C’est prendre dans les mains ce qui a blessé, et le transformer. Faire de la brûlure une clarté. Du silence, une matière vivante. Et, dans l'obscurité des discours stigmatisants, allumer une voix qui n’appartient qu’à elle.
RENCONTRE - Je 03 décembre après la représentation. Avec des intervenant·e·s choisi·e·s pour leur expertise sur la thématique du spectacle.
AFTER SCENE - Ma 08 décembre après la représentation. Avec l’équipe du spectacle.
ATELIER D’ECRITURE – Sa 12 et Di 13 décembre. En collaboration avec la Maison du livre de Saint-Gilles.
Les représentations du 09/12 et du 10/12 font parties du festival Crush, et ont une grille tarifaire spécifique.