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Koulounisation
Salim Djaferi

01:10 - Dès 14 ans
  • Création
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29 nov. → 9 déc.

En juillet 2018, j’étais dans une librairie à Alger. Je cherchais le rayon « Guerre d’Algérie », sans succès. Sur le point d’abandonner, j’ai fini par interroger la libraire qui m’a répondu : « Tous les ouvrages sur la Guerre d’Algérie se trouvent au rayon Révolution. » Évidemment, oui : c’était une Révolution. Je ne l’avais seulement jamais nommée ainsi, et par conséquent jamais réellement pensée ainsi. Cette prise de conscience a déclenché une quête et une enquête. De rencontres en anecdotes, « Koulounisation » se nourrit des histoires des autres et des mots qu’ils et elles emploient pour raconter ces histoires. Salim Djaferi

Comment dit-on colonisation en arabe ?

Que nous fait le langage ? Que fabrique- t-il comme histoire, politique ou monde commun ?
Salim Djaferi mène l’enquête, charge et décharge les mots du colonialisme au fur et à mesure qu’il compose avec d’autres récits, d’autres mots, les siens. C’est une pièce sur le mot « colonisation » qui déroule des vécus, des histoires et des violences, aussi.

Une pièce passionnante, savante, limpide. Koulounisation ose empoigner un sujet vertigineux et douloureux, que l’outil linguistique offre d’aborder non sans révolte mais avec calme, curiosité, empathie, intelligence - celle qui relie le cœur et l’esprit. LA LIBRE BELGIQUE

Avec un humour et une douceur qui rendent encore plus glaçants les moments où soudain la réalité des choses nous apparaît. Sans avoir l’air d’y toucher, l’image, le geste, l’objet se joignent aux mots, l’aidant à construire, littéralement, son propos. On rit beaucoup et on apprend beaucoup plus encore. **** LE SOIR

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RENCONTRE

Je 01.12 après la représentation.
Une conversation entre Noureddine Ezarraf, artiste autodidacte et poète bricoleur qui par son travail multidisciplinaire opère dans une oscillation constante entre poésie et action, archive-objet et oraliture et Salim Djaferi auteur et interprète du spectacle.
Modératrice Emmanuelle Nizou, coordinatrice artistique de la Bellone et membre de collectifs qui mêlent arts, théorie et militantisme.

ATELIER KOULOUNISATION GRATUIT

VE 02.12 - 13:30 > 15:30, au Rideau.
Dans le cadre de la création du spectacle Koulounisation, nous vous invitons à participer à un atelier-goûter gratuit animé par Salim Djaferi, en présence d’Adeline Rosenstein et Noureddine Ezarraf.

Comment dit-on colonisation en arabe ?

C'est à partir de cette question simple que je commence le spectacle "Koulounisation". Pour y répondre, j'ai demandé à mon entourage : des membres de ma famille, des amies, puis aux amis de mes amies...

Aujourd'hui, je vous propose de continuer ensemble cette enquête, de chercher ensemble quels mots a laissé la colonisation dans les langues parlées en Afrique du Nord, mais aussi d'élargir et de récolter des mots dans d'autres langues, d'autres histoires.

Pour cet atelier, nous souhaitons réunir des gens qui parlent une langue étrangère (une langue maternelle ou une langue apprise) mais aucune autre connaissance particulière n'est requise. Bienvenue à tous et toutes !

L’ATELIER ET LE GOÛTER SONT GRATUITS
Inscription nécessaire 
au 02 737 16 04 / 02 737 16 00 ou par mail : muriel@lerideau.brussels avant le 30.11. La langue d’échange lors de l’atelier sera le français.

ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE GRATUIT

Animation préparatoire en classe (50’).

Avec Annabelle Giudice, médiatrice du Rideau.

Conception et interprétation Salim Djaferi - Collaborateur artistique Clément Papachristou - Regard dramaturgique Adeline Rosenstein - Aide à l’écriture Marie Alié et Noureddine Ezarraf - Écriture plateau Delphine De Baere - Scénographie Justine Bougerol et Silvio Palomo - Création lumière et régie générale Laurie Fouvet - Photo visuel Marie Alié - Développement, production, diffusion Habemus papam. Merci à Aristide Bianchi, Camille Louis, Kristof van Hoorde et Yan-Gael Amghar.

Une création de
Salim Djaferi hébergée par Habemus PAPAM, en coproduction avec Les Halles de Schaerbeek, Le Rideau et L’Ancre - Théâtre Royal de Charleroi. Avec le soutien des bourses d’écriture Claude Étienne et de la SACD, de la Chaufferie-Acte1, de La Bellone-Maison du Spectacle (BXL/BE), du Théâtre des Doms, du Théâtre Episcène et de Zoo Théâtre. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles.